mercredi 26 juillet 2017

Smith

"Löyly: Passage, Transit, Transition - En bordure, en attente, en latence. À la frontière" Moment de suspens, jamais accompli ni parvenu à son terme, achevé : Smith n’aime pas la clôture qui est celle de la détermination, de l’assignation, de la circonscription. Ainsi les corps flottent dans l’indétermination. La traversée. En ce sens, et contrairement à ce qu’on pourrait se donner d’emblée comme évidence, la question du genre n’est pas première chez Smith. La question originaire est plutôt celle du passage, du transit, de la transition. De l’entre-deux, cet espace inassignable et indéterminé qui ouvre à tous les possibles. C’est dans le froid, les brumes glacées, l’obscurité et les vapeurs d’eau, les pluies et les neiges que l’artiste se sent à sa place et que son propre corps – biologique, culturel, artistique – prend position. La colorimétrie – bleu froid, bleu grisé, blanc évanescent, au bord de l’ultime disparition – est souvent celle des contrées du nord. Les corps sont comme en réserve, en repli, en retrait, souvent allongés, carnations d’albâtre et regards évanouis. Beaucoup de jeunes gens photographiés de dos, le corps souvent à demi-tatoué, des postures de rêverie ou de repli. D’être-ailleurs. 
Je vous ai mis son site

























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