dimanche 11 mars 2012

Femmes dans la rue : l'urgence

Coup de cœur
Pour l'édito de Marie-Françoise Colombani dans le Elle du 9 mars 2012
"C’est une jeune fille d’une vingtaine d’années. Dans le recoin d’un couloir de métro désert, elle est allongée sur des cartons. Au loin, des voix masculines… Deux hommes apparaissent. Sortent-ils d’une fête ? D’un dîner arrosé ? En tout cas, ils parlent et rient fort. Ils passent devant la jeune fille, quand elle relève la tête pour leur demander une cigarette. L’un des deux commence par lui faire la morale, puis il se rapproche, essaie de la toucher, de l’embrasser. Elle prend peur, se lève, s’enfuit. Quand elle débouche dans la rue, il fait nuit. C’est tard, très tard. Il n’y a personne. On entend les hommes qui la poursuivent. Elle court, court et s’arrête devant un bâtiment plongé dans l’obscurité. Sur le fronton, on lit « Centre d’hébergement d’urgence ». Nous, on est à l’intérieur de l’immeuble, derrière la porte d’entrée, et on la regarde. Elle frappe, affolée. Un panneau apparaît : « Pour que le centre reste ouvert, cliquez. » On clique, la lumière s’allume. La jeune fille est sauvée. On ne clique pas. L’immeuble reste dans le noir. La jeune fille crie, les hommes surgissent derrière elle et l’emmènent de force. On imagine l’horreur qui va suivre. Ce film, on pourra le voir à partir du 12 mars sur le Net. C’est une campagne Web active imaginée bénévolement pour le Samu social par l’agence Publicis et le réalisateur de « Braquo », Frédéric Schoendoerffer.
Aujourd’hui, il y aurait dans Paris plus de 5 000 SDF, et 37 % d’entre eux seraient des femmes (1). Cette population étant très difficile à évaluer, ces chiffres sont probablement en dessous de la réalité. Ces êtres invisibles sont des proies convoitées. Volées, violées, utilisées pour rapporter de l’argent, elles subissent toutes les violences. Jamais d’intimité pour se laver ou pour se soigner. En juillet dernier, la fermeture pour insalubrité du centre Yves-Garel a entraîné une pénurie de places pour les femmes. Un nouveau lieu a alors été créé provisoirement par le Samu social dans l’ancien hôpital Jean-Rostand d’Ivry-sur-Seine. Si l’Etat – qui a l’obligation légale d’accueillir toute personne sans solution d’hébergement – n’intervient pas, le 31 mai prochain, faute de moyens financiers, ce centre sera définitivement fermé. Et les femmes resteront dans la rue. Sachant que la demande d’hébergement d’urgence a pratiquement doublé en dix ans, cliquez et faites cliquer. Le nombre de clics sera envoyé régulièrement au gouvernement en place et au prochain... pour que le 31 mai au soir la lumière reste allumée."
Regardez: http://www.cauchemardefemme.fr/video/SAMU_VF_BAD.mp4

Pour celui du Samu Social, c'est par ici: http://www.samusocial-75.fr/


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4 commentaires:

  1. merci de diffuser cet appel

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  2. J'ai regardé la vidéo mais aucun panneau n'est apparu. L'immeuble est resté dans le noir, la femme a été emmenée... Je ne comprends pas, je n'ai jamais vu le panneau où cliquer pour que la lumière reste allumée

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  3. L'important est de cliquer pour regarder la vidéo. Plus on regardera ce film, plus cela aura de poids pour trouver une solution car les clics seront comptabilisés ... Il faut regarder encore et encore....

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  4. et çà sera de pire en pire malheureusement!

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Emmanuel.

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