samedi 12 juillet 2014

Saint Jean et de la Synagogue

Les statuettes de Saint Jean et de la Synagogue, classées Trésor national, étaient considérées comme à jamais perdues ou détruites. Leur découverte a permis de reconstituer un chef-d'œuvre de l'art gothique. Le groupe de la Descente de Croix conservé au Louvre est une des œuvres phares de l’art gothique français, tant par la qualité et l’élégance de son style que par sa force dramatique. Le statut de Trésor national attribué à St Jean et à la Synagogue témoigne de leur perfection d’exécution, et de leur remarquable état de conservation. L’acquisition des deux statuettes manquantes a fait de cet ensemble un chef-d’œuvre unique au monde : le Louvre possède ainsi le seul groupe sculpté complet de cette période parvenu jusqu’à nous en excellent état.  Une mise en scène dramatique  Le groupe figure un épisode de la Passion du Christ L’ensemble forme une image spectaculaire par sa puissance dramatique alliée à la retenue dans l’expression d’une douleur poignante. Chacun des personnages qui la composent a un rôle défini au sein d’une mise en scène destinée à l’origine à émouvoir et édifier le spectateur. Réunir la famille entière des personnages a permis de compléter le récit « en images » de cet épisode biblique.  Saint Jean et la Synagogue   Ces deux statuettes présentent les mêmes caractéristiques stylistiques que les statuettes déjà exposées au Louvre, ce qui a permis d’établir avec évidence leur appartenance à ce groupe : restes de polychromie extrêmement raffinée, portraits de personnages au style fort et rare, à la charpente osseuse, aux boucles des chevelures épaisses et abondantes. Saint Jean, vêtu d’un manteau drapé sur sa robe, tient dans sa main gauche le Livre, tandis qu’il ramène de la main droite un pan de son manteau vers son visage, pour essuyer ses larmes. Disciple favori du Christ, il figure jeune et imberbe. Son visage est à la fois angélique et crispé par la douleur. Des rides sont visibles sur son front, ce qui est extrêmement rare dans ce type de représentation. Il devrait se situer à l’égal de la Vierge, de l’autre côté du Christ.  La Synagogue, conformément à une iconographie très répandue au XIIIe siècle, penche sa tête aux yeux bandés. Elle tient de sa main gauche voilée les tables de la Loi renversées, et tenait dans la main droite une lance brisée, aujourd’hui disparue. Sa silhouette longiligne répond à celle de l’Eglise et devrait être disposée symétriquement à celle-ci. La figure de la Synagogue offre des détails d’une grande virtuosité d’exécution : ainsi la fine ceinture à la boucle orfévrée qui retient sa robe, l’élégance de ses mains, toute en longueur ou le mœlleux des drapés de sa robe, qui retombent tout en souplesse.
Je vous ai mis le site du Musée du Louvre



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Emmanuel.

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